Chemin vert – L’oeuvre d’éducation populaire dans une cité-jardin emblématique – Reims 1919-1939
Détails:
- Type de document: Monographie
- Description physique: 1vol. (187p.) : ill. ; 16x24cm
- Détenteur: ASPM
- Provenance: Don APIC
- Auteur: Henry Delphine
- Domaine: Histoire
- Sujet: Patrimoine industriel - Cité-jardin
- Pays: France
- Région: Champagne Ardenne
- Département: Marne
- Commune / Ville: Reims
- ISBN/ISSN: 978-2-86633-355-1
- Editeur papier: Centre Régional de Documentation Pédagogique de Champagne-Ardenne
- Lieu d'édition papier: Reims
- Date d'édition papier: 2002

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Cahier hors-série de l’APIC
“Dès le début de 1921, alors que le déblaiement des ruines de la ville, entrepris par l’État, était loin d’être terminé, on vit se dresser au sud-est de Reims, en pleins champs, sur un terrain en pente douce, naguère encore sillonné par les tranchées, un foisonnement de maisonnettes aux vives couleurs”. Maurice Hollande
En effet, le contraste devait être saisissant entre une ville rasée par les bombardements ennemis et la cité-jardin du Chemin Vert, toute neuve avec ses maisons pimpantes et ses jardins en fleurs qui avait surgi à la périphérie de Reims.
Pensé et voulu par Georges Charbonneaux, président de la société d’HBM “Le Foyer Rémois”, puis réalisé par l’architecte Marcel Auburtin, le Chemin Vert accueillait les familles nombreuses ouvrières. Offrir à l’ouvrier les moyens de son épanouissement physique et moral, en lui attribuant un logement propre et confortable, pour le détourner du cabaret et de la propagande communiste, protéger la famille et l’enfance, telle était l’ambition affichée par le Foyer Rémois.
Celui-ci, omniprésent, exerçait “une douce rigueur” sur la population. M. Sauvegrain, le gardien, observait les allées et venues de chacun et grondait les enfants qui arrachaient les fleurs. L’Abbé Croutelle veillait sur la moralité de ses ouailles. M. Millet, le jardinier, incitait les pères de famille à cultiver leur potager. Mlle Grès régnait sur les travaux ménagers et enseignait la bonne tenue des logements tandis que le couple Chalté consignait avec minutie le moindre incident dans le livre de maison.
À partir de 1932, c’est grâce à l’engagement corps et âme d’Yvonne Voisin devenue “résidente sociale” que la cité-jardin connut une vie socio-culturelle intense. C’est grâce à ses archives personnelles, ouvertes pour la première fois, qu’on perçoit mieux l’état d’esprit et les motivations des principaux acteurs : Georges Charbonneaux, Paul et Yvonne Voisin, Philippe et Jeanne Chatelin.
À travers l’histoire singulière d’une cité-jardin, c’est aussi celle du service social de l’entre-deux guerres qui nous est racontée là, avant que l’État ne vienne se substituer à l’initiative privée charitable.
Delphine Henry est étudiante en DEA d’Histoire à l’Université de Reims. Après avoir consacré son mémoire de maîtrise à l’oeuvre socio-culturelle menée au Chemin Vert entre les deux guerres mondiales, elle s’intéresse aux bibliothèques ouvrières à initiative patronale, en partant une nouvelle fois de l’exemple du Chemin Vert.
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