Osne-le-Val (Haute-Marne) – 52300
Détails:
- Code postal: 52300
- Arrondissement: Saint-Dizier
- Département: Haute Marne
- Population (dernier recensement): 277
- Surface: 26.92
- alt mini: 191
- alt maxi: 375
- Densité: 10
- Code insee: 52370
- Wikipédia (lien vers): https://fr.wikipedia.org/wiki/Osne-le-Val

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En cours de construction…
Osne-le-Val – Vallée de l’Osne – Sur les hauteurs de la Marne
En plus de l’extraction minière en Forêt de Baudrey, une importante activité métallurgique y a régné de 1827 à 1986.
L’usine de Louis Regnault-Thomas
En 1827 Regnault-Thomas installe, à côté du moulin, une affinerie avec forge et trois roues hydrauliques. En 1857, cette usine est transformée en fonderie de seconde fusion par Chutin et fonctionne environ dix ans, sous la direction de Saleur et Denonvilliers. À ce jour, il ne subsiste plus rien de cette installation.
Le Val d’Osne
En 1836, à l’emplacement d’un ancien prieuré des Dames de Saint-Maur, Jean Pierre Victor André, ancien régisseur des forges de Brousseval et Thonnance-lès-Joinville, fait construire, en aval du village et sur le ruisseau de Curel, un haut-fourneau avec bocard et patouillet. C’est cet ensemble qui va devenir l’usine du Val-d’Osne, connue dans le monde entier pour ses productions de fontes artistiques. En 1837, un cubilot est installé et la production annuelle monte alors à 900 tonnes de fonte moulée (première et seconde fusion). En 1845, l’usine est complétée par un second cubilot et deux ateliers de moulage et deux machines à vapeur qui suppléaient les défaillances du ruisseau actionnant trois roues à aubes. André meurt en 1851. En 1856/57, un second haut-fourneau est construit par Barbezat, puis les cités ouvrières (1860) et un atelier d’usinage (1862). En 1867, l’usine est reprise par Fourment, Houille et Cie pour trois ans. Mignon, administrateur délégué et inventeur d’un brevet de galvanoplastie, lui succède. L’usine, avec cinq Wilkinsons se transforme alors en fonderie de seconde fusion. Comme ses prédécesseurs, Mignon obtient de nombreuses médailles aux Expositions universelles et développe une politique commerciale audacieuse, tant en France qu’à l’étranger. Il enrichit également le fonds de modèles en rachetant, en 1878, ceux de la fonderie d’art Ducel (Indre). En 1892, après une période de turbulences, le Val d’Osne est dirigé par Charles, puis Henri Hanoteau. À l’occasion de l’Exposition universelle 1900, le Val d’Osne coule toutes les entrées de métro Art nouveau de Guimard et deux des chevaux ailés, en bronze doré, du pont Alexandre III. Puis, la production en fontes d’art s’essoufflant avec les derniers monuments aux morts, le Val d’Osne réoriente sa production et est racheté, en 1931, par Durenne – société possédant déjà la fonderie d’art de Sommevoire et l’usine des Petits Champs à Wassy. Le Val d’Osne quitte la famille Durenne en 1976 et est repris par la Société Générale de Fonderie dont le dépôt de bilan en 1986 sonnera le glas de la plus prestigieuse et plus importante fonderie d’art du monde.
Les plus grands sculpteurs du XIXe siècle ont signé les modèles ou les monuments coulés au Val d’Osne, parmi eux : Jacquemart dont le lion garde toujours l’entrée de l’usine, Rouillard autre grand sculpteur animalier, Bartholdi, l’auteur de la statue de la Liberté de New York, Carrier-Belleuse, Diébolt, Salmson, Mathurin Moreau, administrateur du Val d’Osne, qui créera une centaine de modèles (statues, fontaines et objets décoratifs).
Les productions du Val d’Osne ornent les métropoles du monde entier. Un inventaire initié en 1990 a permis de retrouver des centaines d’œuvres produites par ses ouvriers et exportées sur tous les continents. La Ville de Rio de Janeiro, dont les 200 fontes d’art ont été récemment mises au jour après dix années de collaboration, vient de faire classer cette collection unique au monde.
À voir : aujourd’hui, l’association des Compagnons de l’Histoire préserve la précieuse mémoire ouvrière du Val d’Osne et la fait revivre par des expositions et des coulées. On peut encore voir les bâtiments et le haut-fourneau de cette usine conçue pour fabriquer des fontes d’art, ainsi que la rue Barbezat où des ouvriers du Val d’Osne ont habité jusqu’en 1986.
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